Voici ce que le SCFP a fait pour moi… et ce qu’il peut faire pour vous

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Un message de Nathalie Stringer, directrice adjointe de la Direction de l’organisation et des services régionaux du SCFP

J’ai commencé à m’impliquer dans le recrutement syndical en 1989, alors que j’étais agente de bord chez Air Transat. C’était notre deuxième tentative de syndicalisation, les agents bord ayant été déçus par les deux associations qui les représentaient auparavant. Comme vous, nous avions des doutes à l’idée de nous joindre au SCFP : c’était un gros syndicat, nous étions une petite compagnie et nous entretenions une relation plutôt familiale avec notre employeur, relation que nous voulions conserver.

Or, depuis notre adhésion au SCFP, notre situation n’a pas cessé de s’améliorer. Nous avons obtenu des gains importants à nos conditions de travail, au fil des sept conventions collectives signées, tout en collaborant avec notre employeur afin d’assurer la croissance de l’entreprise et le maintien de sa culture.

Pour moi, la famille passe avant tout. J’ai trois enfants et, si nous avons réalisé les gains qui m’ont permis d’élever une famille tout en poursuivant ma carrière, c’est grâce au SCFP.

L’une de nos plus grandes réalisations, celle dont je suis la plus fière, a été d’améliorer les conditions de travail des agentes de bord enceintes et des agents de bord sur le point de devenir parents. Voici ce que nous avons obtenu :

  • 16 semaines de congé préventif à 66,6 pour cent du salaire, à prendre quand bon nous semble (en en gardant quatre pour la fin), financées au tiers par l’employé et aux deux tiers par l’employeur. En 2018, ce sera le quart par l’employé et les trois quarts par l’employeur.
  • l’agente enceinte qui se retrouve avec un vol de nuit à son horaire en est exemptée et est rémunérée pleinement, même si elle n’est pas remplacée sur un vol de jour dans la même journée.
  • la possibilité d’être rétrogradée temporairement de chef de cabine à agente de bord pendant la grossesse et pour une période d’un an après le retour au travail.
  • un congé autorisé pour les traitements de fertilité.
  • le droit de déplacer ses vacances pendant la grossesse sans aucune restriction.
  • un an de mini-blocs ou un an de congé autorisé à la fin du congé de maternité et du congé parental.
  • la possibilité de conserver tous ses avantages sociaux, comme les laissez-passer. De plus, le cumul des assurances collectives, de la pension, de l’ancienneté et des crédits de maladie se poursuit.
  • deux congés payés au conjoint pour ou après l’accouchement.
  • quatorze jours de congé autorisé pour l’accouchement ou l’adoption.

Ce n’est qu’un aperçu de ce que le SCFP a fait pour améliorer le sort d’un grand nombre d’agentes de bord d’Air Transat qui voulaient fonder une famille.

Le SCFP nous a donné les moyens de prendre ces décisions et de les concrétiser. Il nous a aussi donné les outils nécessaires pour continuer à améliorer notre sort. C’est grâce au SCFP si j’en suis où j’en suis aujourd’hui.