Le SCFP aidera les agents de bord de WestJet à protéger leurs intérêts face à l’arrivée de Swoop

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Les transporteurs à très faible coût (TTFC) comme Swoop sont souvent synonymes de réduction de la qualité du service aux passagers et de détérioration des conditions de travail des agents de bord. Pour être rentable, Swoop doit en effet facturer des frais accessoires élevés aux clients et réduire ses coûts de main-d’œuvre au minimum. Voyons comment ça fonctionne.

Des frais cachés

L’entreprise élimine des services habituellement inclus pour les facturer aux passagers qui souhaitent en profiter. Parmi les extras qui prennent le client par surprise, mentionnons des frais pour choisir sa place, pour enregistrer ses bagages, pour amener des bagages en cabine, pour faire une transaction par l’entremise du centre de service à la clientèle, ou encore pour consommer des boissons et du divertissement à bord.

Les TTFC ont tendance à rendre les vols si désagréables que les passagers qui ont refusé les options à l’achat de leur billet vont finir par céder et payer les extras pour améliorer leur confort. Tout laisse croire que ce sera la même chose avec Swoop.

Sabrer les coûts de main-d’œuvre

WestJet a dit que le prix des billets de Swoop sera 40 pour cent moins cher que celui exigé par les lignes aériennes traditionnelles. Or, il est impossible d’offrir un tel prix uniquement en ajoutant des places et imposant des frais cachés. Pour être rentable, un TTFC doit garder ses coûts de main-d’œuvre au minimum. Donc, pas de régime de retraite ni d’assurances collectives. Bref, pour que Swoop soit rentable, les agents de bord devront faire le même travail, sur les mêmes avions, pour un salaire inférieur.

La sécurité d’emploi est en jeu

WestJet compte retirer des avions de sa flotte principale, les repeindre, y ajouter des places, les confier à Swoop, puis les faire voler sur les itinéraires qu’elle utilise déjà. Si Swoop prend de l’ampleur comme l’espère WestJet, les agents de bord de la ligne principale risquent d’être mutés à la ligne à très faible coût ou licenciés. Et le pire dans tout ça, c’est que WestJet se servira des employés de sa ligne principale pour lancer Swoop, une ligne concurrente, qui va menacer la sécurité d’emploi de ces mêmes employés !

Les syndicats protègent les travailleurs

Dans un tel climat d’incertitude, les agents de bord de WestJet ont besoin de la protection qu’apporte un syndicat. Grâce à la négociation collective, le SCFP défendra vos intérêts et tentera d’obtenir :

  • Une convention collective qui garantira qu’aucun agent de bord de la ligne principale ne perdra son emploi.
  • Une clause prévoyant un nombre minimal d’employés, ce qui empêchera l’employeur de forcer des agents de bord de la ligne principale à aller travailler pour Swoop.
  • Un engagement de l’employeur à poursuivre la croissance de WestJet, malgré la création d’un TTFC.