Que signifie le vote de grève de l’ALPA pour les agents de bord de WestJet ?

hpouliot Uncategorized

Les pilotes de WestJet tentent de négocier un contrat de travail juste depuis septembre 2017. Cela inclut une période de conciliation de 60 jours au cours de laquelle des conciliateurs indépendants nommés par la ministre fédérale du Travail ont tenté d’aider les parties à conclure une entente, mais en vain. Le 10 mai, les pilotes de WestJet ont voté à 91 pour cent en faveur de la grève. Le taux de participation des pilotes à ce vote a été de 95 pour cent.

Un vote de grève est un vote de confiance. Il mesure le niveau de soutien des membres du syndicat envers leur comité de négociation. Un mandat de grève fort envoie un puissant message d’unité. C’est un outil de négociation prévu par le Code canadien du travail pour maximiser le pouvoir de négociation du syndicat.

Ce vote de grève ne signifie pas qu’il y aura automatiquement débrayage.

Souvent, le syndicat et l’employeur arrivent à conclure une entente sans qu’un vote de grève soit nécessaire. Si la compagnie avait pris au sérieux les revendications légitimes des pilotes au cours des huit derniers mois, on n’aurait pas eu besoin d’un tel vote.

Et maintenant ?

Les moyens de pression sont interdits par règlement pour les deux parties jusqu’au 18 mai. Les pilotes se sont dits ouverts à négocier en tout temps d’ici là. À la fin de cette période, ils auront légalement le droit de faire la grève. Une grève peut prendre diverses formes d’action collective, toutes conçues pour exercer une pression économique sur l’employeur. Une grève n’entraîne pas nécessairement par la fin de tout le travail effectué par les employés à l’échelle de l’entreprise. Rappelons que les pilotes ont déclaré vouloir éviter les moyens de pression et la grève.

Le 27 avril, l’ALPA et la compagnie ont convenu de mener un marathon de négociations de 14 jours. Les négociations se poursuivront la semaine prochaine.

L’ALPA doit donner un préavis d’au moins 72 heures avant de déclencher la grève. L’employeur doit faire la même chose s’il veut décréter un lock-out.

Forts de leur solide mandat de grève, les pilotes ont réitéré leur volonté de négocier un contrat sans avoir à débrayer. En signe de bonne volonté, ils ont également déclaré publiquement qu’ils n’exerceraient pas de moyens de pression pendant le long weekend de mai.

Qu’arrivera-t-il aux agents de bord en cas de grève ?

WestJet a l’obligation de vous communiquer les détails de son plan d’urgence.

Sans syndicat, WestJet a le pouvoir discrétionnaire d’établir un plan d’urgence comme bon lui semble. C’est la compagnie qui décide des questions de salaire et de l’obligation de se présenter à la base. Avec un syndicat, les membres d’équipage auraient la capacité de négocier une clause dans une convention collective juridiquement contraignante qui pourrait stipuler un protocole à suivre en cas de grève d’une tierce partie.

Les propositions de négociation des pilotes de WestJet sont raisonnables et représentent la norme dont jouissent les autres pilotes en Amérique du Nord. Les pilotes de WestJet méritent un contrat standard. Ils essaient d’obtenir une convention collective qui protège les vols et les carrières chez WestJet, en plus d’offrir des conditions de travail justes et sécuritaires. Ils veulent que WestJet reconnaisse la véritable valeur de leur travail, leur vaste expérience et leur professionnalisme. L’objectif est d’arriver à un accord équitable qui apporte de la stabilité à la compagnie.

Nous continuerons à vous tenir au courant. N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions.

Alors que l’ALPA veille aux intérêts des pilotes de WestJet, les agents de bord de WestJet n’ont toujours pas de représentation indépendante. Obtenir l’accréditation du SCFP pour représenter les agents de bord de WestJet est plus nécessaire que jamais. Aidez-nous à faire de cette campagne de syndicalisation un succès. Répondez à ce courriel pour demander des cartes de membre du SCFP et les faire signer par vos collègues.