Ne vous laissez pas intimider par les menaces de la direction

hpouliot Uncategorized

Hier, les agents de bord de WestJet ont reçu un courriel du PDG de l’entreprise, Ed Sims, qui véhicule des énormités. Ed Sims compare WestJet à une compagnie aérienne au bord de la faillite, avant de laisser entendre qu’elle sera contrainte de cesser ses activités si ses employés se syndiquent.

Soyons très clairs : ce genre de menaces à peine voilées, en pleine campagne de syndicalisation, est non seulement absurde, mais interdit par le Code canadien du travail.

Tous les travailleurs ont le droit de choisir de se syndiquer sans se faire menacer ou intimider. Et le SCFP est prêt à défendre ce droit dont disposent les agents de bord de WestJet.

Vous vous demandez probablement ce qui peut bien pousser le PDG de WestJet à comparer sa compagnie à un transporteur aérien acculée à la faillite, alors que WestJet vient d’annoncer un 52e trimestre rentable d’affilée.

Il faut se rappeler que la grande majorité des agents de bord canadiens sont syndiqués. Près de 12 000 d’entre eux sont membres du SCFP.

Il ne faut pas oublier non plus que, lorsqu’une compagnie aérienne fait faillite, c’est généralement en raison d’une mauvaise gestion, de catastrophes mondiales, d’une concurrence non réglementée, mais jamais en raison de la syndicalisation des employés. D’ailleurs, le SCFP collabore étroitement et efficacement avec les employeurs après une catastrophe mondiale afin de sauvegarder et d’accroître le nombre d’emplois.

La réalité, c’est que Ed Sims et son équipe ne veulent pas perdre le contrôle absolu sur vos conditions de travail.

Ils se sentent menacés par la possibilité que les agents de bord, le plus important groupe d’employés de WestJet, forment un syndicat pour obtenir le respect et l’équité qu’ils méritent.

Ils veulent casser l’élan de notre campagne de syndicalisation à tout prix.

Cependant, aussi frustrés et désespérés soient-ils, ils n’ont pas le droit d’enfreindre votre droit à la syndicalisation, un droit garanti par la Charte.

Le courriel d’hier n’est qu’un autre geste désespéré puisé dans le grand livre des mesures antisyndicales. Ils savent que nous sommes sur le point de réussir.

Si nous ne nous laissons pas distraire et demeurons concentrés sur notre cible, nous réussirons à obtenir le contrat de travail juste et la forte représentation que nous recherchons.

En toute solidarité,

David Fleming

Organisateur syndical du SCFP