Message du président du SCFP national aux agents de bord de WestJet

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Chers agents de bord de WestJet,

Le mois dernier, le SCFP a commencé à travailler avec des agents de bord de WestJet qui souhaitent se syndiquer. Depuis, nous avons reçu beaucoup de questions sur la place qu’occupent les sections locales du secteur du transport aérien dans la structure du SCFP. Plusieurs fausses rumeurs à ce sujet circulent en ce moment dans le but de discréditer le SCFP à vos yeux. Je vais donc rétablir les faits, car une décision aussi importante que celle de se syndiquer doit être basée sur la réalité.

Voici donc les faits.

Le SCFP est un syndicat pancanadien. Il compte 650 000 membres, dans 2116 sections locales à travers le pays, qui sont protégés par plus de 3000 conventions collectives. Nous avons également 69 bureaux dans tout le Canada.

Au SCFP, les sections locales sont entièrement autonomes. C’est ce qui rend notre syndicat aussi puissant. Chaque section locale choisit sa structure, le niveau des cotisations syndicales, ses règlements, son fonctionnement interne et ses affiliations aux divisions provinciales et aux différents secteurs et conseils du SCFP. Les statuts du SCFP précisent les règles de base que chaque section locale doit respecter, mais ce sont les membres qui décident de tout le reste.

Le SCFP offre à ses sections locales de vastes ressources. Notre syndicat compte notamment sur des services juridiques, de communications, de recherche, de santé-sécurité au travail, d’équité salariale et de formation, tout cela pour vous aider à décrocher la meilleure convention collective possible. Les membres du personnel du syndicat national peuvent exprimer leur point de vue en ce qui concerne les affaires de votre section locale, mais ils n’ont pas le droit de vote. Seuls les membres de votre section locale ont ce privilège.

La Division du transport aérien du SCFP s’est transformée au fil des ans. Par exemple, les membres des sections locales du secteur du transport aérien ne versent plus une partie de leurs cotisations à la Division. La Division se réunit quatre fois l’an et le président de chaque section locale du secteur est invité à y assister ou à déléguer un représentant. Ces réunions ont lieu en personne ou par téléconférence.

La Division du transport aérien ne mène pas de négociations coordonnées. Elle ne décide pas non plus des priorités de négociation des sections locales. La Division travaille par consensus et les décisions ayant des répercussions financières doivent être prises à l’unanimité. C’est un organe consultatif qui partage des rapports et qui, au besoin, peut discuter et approuver des campagnes qui bénéficieront à tous les membres de la Division. C’est le cas, par exemple, de la campagne en cours réclamant un plus grand nombre d’agents de bord pour assurer la sécurité des passagers ainsi qu’une meilleure protection des agents de bord contre les vapeurs toxiques et les radiations. Ces campagnes attirent l’attention et donnent des résultats, et ce, grâce à la coordination nationale et à l’approche consensuelle préconisée par le SCFP.

Le SCFP représente 11 500 agents de bord canadiens, soit la grande majorité des agents de bord au pays. Le SCFP est donc le plus grand syndicat d’agents de bord au Canada. D’ailleurs, notre réputation parle d’elle-même : nous négocions les meilleures conventions collectives dans le secteur du transport aérien.

Nous comprenons et respectons la culture de votre entreprise et votre environnement de travail unique. Afin de rendre votre travail chez WestJet encore plus agréable, nous sommes donc emballés à l’idée de vous faire profiter de nos 30 ans d’expérience dans l’industrie.

En terminant, permettez-moi de souligner que la Conférence de la Division du transport aérien du SCFP se déroulera à Toronto en octobre prochain, juste avant le congrès national du SCFP. Nous serions extrêmement honorés d’accueillir à ces deux événements des agents de bord de WestJet qui auront choisi librement de devenir membres du SCFP.

D’ici là, si vous avez des questions à propos du SCFP ou de sa Division du transport aérien, n’hésitez pas à nous contacter.

En toute solidarité,

Mark Hancock
Président national du SCFP

Une réponse à la note de service adressée par le PDG de WestJet, Gregg Saretsky, à ses employés

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Chers agents de bord de WestJet,

Je m’appelle Troy Winters et je travaille au service de santé-sécurité au travail du SCFP. Je n’ai pas l’habitude de m’immiscer dans ce genre de discussions, mais, le 6 juillet dernier, le président-directeur général de WestJet, Gregg Saretsky, vous a envoyé une lettre dans laquelle il fait de fausses affirmations, tout en posant aussi de bonnes questions. Comme vous méritez de vraies réponses, j’ai donc décidé de répondre à sa lettre.

Avant de me joindre au personnel du SCFP, je travaillais à l’Université Dalhousie et j’étais représenté par le SCFP. J’ai été membre du syndicat pendant près de douze ans, dont six pendant lesquelles j’ai occupé le poste de vice-président de ma section locale. C’est à la lumière de cette expérience que je réponds à M. Saretsky.

Saretsky affirme que notre campagne de recrutement est « opportuniste » et qu’elle découle de la réussite de la campagne de l’ALPA. C’est faux. Cela fait plusieurs années qu’on trouve chez WestJet des agents de bord qui souhaitent se joindre au SCFP, mais il faut bien comprendre que le SCFP s’engage dans une campagne de recrutement uniquement lorsque les employés d’une entreprise le contactent pour signifier leur intérêt. SI la campagne de syndicalisation des pilotes a eu un impact, c’est celui d’inspirer plusieurs agents de bord qui ont réalisé qu’eux aussi pourraient se syndiquer et améliorer leurs conditions de travail.

Dans sa lettre, votre PDG pose une question fondamentale : qu’est-ce que les syndiqués reçoivent en retour de leurs cotisations. Il prétend que les syndicats ne sont là que pour réaliser des bénéfices. Soyons clairs : personne au SCFP ne va s’enrichir grâce à vos cotisations syndicales. Cela dit, je vais répondre à sa question : qu’obtenez-vous en retour de vos cotisations ?

Depuis l’arrivée de notre syndicat dans le secteur du transport aérien, il y a 30 ans, les agents de bord représentés par le SCFP ont fait d’énormes progrès au niveau de leur salaire, de la santé-sécurité au travail et de leurs conditions de travail. C’est que l’argent que nos membres agents de bord versent au syndicat en cotisations sert à payer le salaire de conseillers nationaux professionnels qui les assistent dans leurs relations de travail afin d’obtenir la meilleure convention collective possible. Grâce à leurs cotisations, ils ont aussi accès aux services d’une solide équipe juridique, d’experts en équité salariale, et de spécialistes en communications, en plus de pouvoir bénéficier de programmes de formation. Grâce à ses atouts, nos membres sont en position de force chaque fois qu’ils retournent à la table de négociations.

Saretsky prétend que la présence d’un syndicat empêche la compagnie et ses employés de mettre en œuvre les bonnes idées ou de régler les plaintes. Encore une fois, soyons clairs : le SCFP n’empêche aucunement les travailleurs et la direction de mettre en place des améliorations positives et constructives. En fait, c’est tout le contraire. Les agents de bord sont les mieux placés pour proposer des solutions aux problèmes et améliorer leur milieu de travail. Le SCFP continuera de s’assurer qu’ils se fassent entendre en mettant de l’avant leurs problématiques, leurs idées et leurs préoccupations, surtout dans les périodes où ils ont l’impression d’avoir besoin de soutien supplémentaire pour y arriver.

Les syndicats, et tout particulièrement le SCFP, n’ont pas l’intention de détruire la culture de WestJet. Nous voulons plutôt la bonifier. M. Saretsky prétend que nous ne comprenons pas votre compagnie. Je suis en désaccord total avec cette affirmation. D’autres compagnies aériennes canadiennes ont ouvert les bras à leur syndicat affilié au SCFP et entretiennent avec lui une solide relation de travail marquée par des conversations franches et transparentes.

Je travaille dans le domaine de la santé-sécurité. C’est mon boulot et c’est ma passion. J’ai eu l’occasion de travailler avec toutes les sections locales de notre division du transport aérien. Le SCFP a gagné la confiance et le respect de plusieurs employeurs du secteur et nous travaillons ensemble. Il m’arrive d’accompagner les travailleurs sur leurs vols réguliers pour étudier en quoi nous pourrions améliorer les méthodes de travail, les rendre plus efficaces et plus sécuritaires. Les compagnies aériennes qui ont choisi de tirer profit de mes observations ont gagné un avantage concurrentiel.

J’ai assisté à d’innombrables réunions. Parfois, j’anime la discussion, mais il m’arrive de seulement écouter, émerveillé, pendant que le syndicat et l’employeur règle des problèmes, comme le processus de retour au travail d’une femme toxicomane, l’aide à apporter en cas de problème de santé mentale ou la recherche d’une solution commune à diverses questions de santé-sécurité au travail.

Ces personnes dans le besoin se seraient-elles senties suffisamment épaulées pour naviguer les complexités de la vie et du travail sans le soutien d’un syndicat ?

En quelques décennies, WestJet est passée du statut de jeune entreprise déterminée à celui de deuxième compagnie aérienne en importance au Canada. Vous avez réussi cela avec une vision et des valeurs qui, malheureusement, s’effritent. Plusieurs employés de WestJet nous ont approchés en nous disant que les choses ne sont plus comme avant. Or, les syndicats peuvent vous aider. Lorsque les règles du jeu seront claires pour tous, nous ferons en sorte que les employés profitent de la croissance de WestJet en obtenant des salaires et des conditions de travail justes.

Dans sa lettre, M. Saretsky prétend que nous ne comprenons pas votre compagnie. C’est faux. Non seulement nous comprenons votre compagnie, mais nous comprenons aussi les gens qui la composent.

 

Troy Winters
Conseiller principal en santé-sécurité
Syndicat canadien de la fonction publique

FAQ

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Combien le SCFP a-t-il de membres dans les lignes aériennes canadiennes ?

Le SCFP est le plus grand syndicat d’agents de bord au Canada. Nous représentons 11 500 agents de bord chez Sunwing, Air Transat, Calm Air, Cathay Pacific, First Air, Canadian North, Air Canada, Air Georgian et CanJet.

 

Pourquoi est-ce que je devrais devenir membre d’un syndicat ?

Certaines des conditions de travail minimales que vous offre votre employeur sont le résultat des combats qu’ont remportés les syndicats au cours des cent dernières années. La fin de semaine, le droit à une pension, les vacances, les lois sur le salaire minimum, les lois sur les droits de la personne et les réglementations de santé-sécurité au travail sont tous des gains qu’ont obtenus les travailleurs en se battant ensemble au sein des syndicats.

Aujourd’hui, les syndicats comme le SCFP aident leurs membres à améliorer leurs conditions de travail par la négociation d’augmentations de salaire, d’une meilleure sécurité d’emploi et de normes de santé-sécurité plus strictes. Sans syndicat, chaque employé doit négocier lui-même son salaire et ses conditions de travail avec son employeur. Or, en agissant ensemble, les employés peuvent avoir un véritable pouvoir de négociation, ainsi que le pouvoir de corriger les choses lorsque l’employeur enfreint les dispositions de la convention collective. En bref, être membre d’un syndicat permet aux travailleurs de mieux gagner leur vie et de parler d’une voix plus forte au travail.

 

Qu’est-ce qu’une convention collective ? En quoi le SCFP nous aidera-t-il à obtenir une bonne convention collective ?

La convention collective contient toutes les dispositions sur lesquelles le syndicat et l’employeur se sont entendus. Habituellement, on y trouve des articles sur les taux de salaire, les primes de quart, les vacances, les jours fériés, l’ancienneté, l’affichage des postes, la sécurité d’emploi, les avantages sociaux, l’allocation pour l’achat d’uniformes, les congés de maladie, les congés sans solde, l’accès aux dossiers d’employés, les procédures disciplinaires ainsi que la procédure de grief qui permet de faire respecter les droits que vous confère la convention collective.

Le SCFP encourage ses sections locales à établir les conditions d’emploi qui comptent pour elles, afin de les inclure dans la convention collective. Les sections locales profitent de l’encadrement de conseillers chevronnés et d’un accès à de l’information sur les conditions qui existent dans d’autres milieux de travail similaires. De plus, le SCFP fournit une expertise spécialisée dans la recherche, la santé-sécurité au travail, l’éducation, l’évaluation des emplois et les questions juridiques, afin d’aider ses sections locales à atteindre leurs objectifs. La convention collective n’empêche pas l’employeur de gérer ses affaires. Celui-ci prend encore les décisions qui touchent à la gestion et au fonctionnement de l’entreprise, la différence étant qu’il doit maintenant le faire en respectant les droits des employés stipulés dans la convention collective.

 

Comment les contrats des compagnies aériennes membres du SCFP se comparent-ils à ceux des compagnies aériennes non membres du SCFP, comme Jazz et WestJet ?

Quand on compare vos conditions avec celles prévues dans les conventions collectives négociées par le SCFP dans le secteur aérien, les avantages qu’offre le SCFP sont évidents : rémunération plus généreuse versée en cas de retard au sol ou lors des escales, périodes de repos plus longues pour les vols plus longs, règles claires pour régler les erreurs sur les chèques de paye, salaire de départ plus élevé, salaire plus élevé pour les chefs de cabine, allocations pour les achats de chaussures et les frais de nettoyeur et régimes de retraite financés par l’employeur qui assurent une plus grande sécurité financière à la retraite. Pour connaître tous les avantages qu’offre le SCFP, consultez les tableaux suivants.

 

D’accord, nous avons besoin d’un syndicat, mais le SCFP est-il le bon choix pour nous ?

Le SCFP a l’intention d’amplifier votre voix, pas de s’y substituer. Nous formons une vaste organisation qui compte 650 000 membres et nos 2 400 sections locales varient en taille de 20 à 20 000 membres. Ce que nous partageons tous et ce qui nous rend forts, c’est notre approche, qui consiste à faire passer les membres avant tout le reste. Ce sont nos membres qui fixent les priorités à négocier, qui élisent les dirigeants de leur section locale et qui fixent les orientations du syndicat national.

Le SCFP est le bon choix pour les membres d’équipage de WestJet. Pourquoi ? Parce que nous avons plusieurs dizaines d’années d’expérience à représenter des agents de bord et que nous encourageons nos sections locales à être autonomes. Personne ne sait mieux que vous ce qui est le mieux pour vous. C’est pourquoi le SCFP s’engage à vous donner les moyens pour que vous puissiez décrocher le meilleur contrat de travail possible.

 

Le SCFP va-t-il nous imposer des choses dont nous ne voulons pas ?

Le SCFP a été fondé sur le principe de l’autonomie locale. Nous accordons à nos sections locales un degré d’autonomie inégalité par les autres organisations syndicales canadiennes. Tant que la section locale respecte les statuts du SCFP, elle est libre de mener les actions de son choix pour représenter au mieux ses membres.

 

Quelle est la différence entre une association et un syndicat ?

Du point de vue de la loi, le Conseil canadien des relations industrielles accepte autant l’association que le syndicat comme représentant, pourvu que cet organe satisfasse à la définition de « syndicat » qu’on trouve à l’article 3 du Code canadien du travail. Le Code définit le syndicat comme toute association regroupant des employés en vue de réglementer les relations entre employeur et employés.

Cela dit, une représentation adéquate nécessite de l’expérience, de l’expertise et des ressources. Le SCFP est membre du Congrès du travail du Canada et compte plus de 650 000 membres dans divers secteurs de l’économie, dont 11 500 membres dans le secteur du transport aérien. Ici, la différence entre le SCFP et une association tient à qui possède les ressources, l’expérience et l’expertise pour représenter le mieux les membres d’équipage de WestJet. Avec ses ressources inégalées en conseil juridique, en éducation, en recherche et en communications, son expertise de longue date dans les enjeux qui concernent les agents de bord et une caisse de défense riche de 97 millions de dollars pour soutenir ses membres, le SCFP se démarque comme le meilleur choix pour les membres d’équipage de WestJet.

 

Comment fait-on pour que mon milieu de travail devienne syndiqué ?

C’est le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) qui détermine le processus de syndicalisation. Les travailleurs prennent contact avec un syndicat et rencontrent un organisateur syndical. Ils signent des cartes de demande d’adhésion au syndicat et autorisent celui-ci à les représenter dans leurs négociations avec l’employeur. La loi fédérale oblige le SCFP à exiger 5 $ de chaque travailleur qui signe une carte.

Si 35 pour cent ou plus des travailleurs signent une carte d’adhésion, le CCRI organise un vote par scrutin secret et tous les employés qui font partie de la future unité de négociation peuvent voter. Si la majorité des voix exprimées sont en faveur du syndicat, celui-ci obtient son accréditation. Si plus de 50 pour cent des employés visés signent une carte d’adhésion, il se peut que le CCRI accrédite le syndicat sans passer par un vote, mais ce n’est pas toujours le cas. Une fois le syndicat accrédité, celui-ci avise l’employeur qu’il souhaite entamer les négociations de votre première convention collective. Le processus d’accréditation est confidentiel : l’employeur n’a pas le droit de connaître l’identité des employés qui signent une carte d’adhésion et le vote se déroule par scrutin secret.

 

Y a-t-il des frais d’adhésion quand on signe une carte d’adhésion au syndicat ?

L’alinéa 31 (b) du Règlement de 2012 sur le Conseil canadien des relations industrielles (DORS/2001-520) stipule que le demandeur d’adhésion au syndicat doit verser « au syndicat une somme d’au moins cinq dollars, à l’égard ou au cours de la période de six mois précédant la date de dépôt de la demande ».

 

L’employeur peut-il congédier un employé qui choisit d’adhérer à un syndicat, réduire son horaire de travail ou exercer des mesures disciplinaires contre lui ?

Non, absolument pas. Le Code canadien du travail protège le droit de chaque employé à adhérer au syndicat de son choix et à participer aux activités légitimes de ce syndicat. Si l’employeur tente de vous contraindre, de vous intimider, de vous menacer, de vous faire des promesses ou de vous influencer indûment pour vous persuader de ne pas adhérer à un syndicat ou au syndicat de votre choix, cela constitue une pratique de travail déloyale.

Si l’employeur ou quelqu’un qui agit en son nom enfreint votre droit à la syndicalisation, le SCFP déposera une plainte pour pratique déloyale au Conseil canadien des relations industrielles et réclamera réparation. Si vous croyez que votre employeur a fait ou est sur le point de faire quelque chose qui enfreint votre droit d’adhérer au syndicat de votre choix, contactez le SCFP immédiatement.

 

Ma vie privée est-elle protégée ?

Le vote est supervisé par un représentant du Conseil canadien des relations industrielles qui s’assurera que ni l’employeur ni le syndicat n’interfère avec le scrutin. Le processus de vote est confidentiel. Personne ne saura jamais si vous avez voté pour ou contre le syndicat et jamais, à aucun moment du processus, votre employeur ne saura si vous avez signé ou non une carte d’adhésion au syndicat. La loi protège le secret du vote et les renseignements sur les signataires de cartes.

 

Qu’est-ce qu’une cotisation syndicale ?

Les cotisations syndicales sont perçues pour aider la section locale à payer ses dépenses et lui fournir le soutien et les services nationaux, comme un conseiller national, des experts en éducation, en recherche et en communications, des spécialistes en indemnisation des accidentés du travail, en santé-sécurité au travail et en équité salariale, ainsi que des conseillers juridiques. Nous sommes d’avis que le mode de calcul des cotisations le plus juste consiste en un pourcentage de la rémunération, ainsi les employés à temps partiel paient un pourcentage des heures qu’ils ont réellement travaillées.

La cotisation au SCFP national est de 0,85 pour cent. Votre cotisation syndicale est déductible d’impôt et le SCFP n’ajoute pas d’autres frais à ce pourcentage. La plupart des sections locales établissent la cotisation locale à 1,5 pour cent. Pour le prix d’une tasse de café par jour, vous vous donnerez les outils pour obtenir un meilleur salaire et de meilleures conditions de travail, pour vous comme pour tous vos collègues.

 

Après notre syndicalisation, qu’est-ce qui se passe ?

Vous allez élire des membres de votre groupe pour vous représenter sur un comité de négociation. Ce comité se composera de vos membres, d’une représentation locale et d’un conseiller du SCFP. Le comité de négociation se chargera de négocier une première convention collective avec votre employeur, convention sur laquelle vous vous prononcerez ensuite. Il n’y a que votre unité de négociation qui vote pour se prononcer sur votre convention collective.

 

Comment notre syndicat fonctionnera-t-il ? Qui contrôlera notre syndicat ?

Au SCFP, ce sont les membres qui ont le contrôle. Les sections locales possèdent un contrôle démocratique sur leurs activités. Ce sont les membres de la section locale qui prennent les décisions, en assemblée syndicale ordinaire, dans les dossiers importants aux yeux de la section locale et de ses membres. La section locale est gérée par des membres qui ont été élus à des fonctions de direction.

Chaque section locale choisit les priorités pour ses négociations, le moment opportun pour conclure les négociations et la manière dont elle gère son argent. Le SCFP tire sa force de ses membres individuels qui travaillent collectivement à l’atteinte de buts communs, comme l’amélioration des salaires, des avantages sociaux et des conditions de santé-sécurité au travail ou tout ce qui peut rendre votre milieu de travail plus agréable.

 

Quel rôle le personnel du SCFP tient-il dans notre syndicat ?

Dans les assemblées syndicales de votre section locale, les conseillers du SCFP ont un droit de parole, mais pas de droit de vote. Tous les conseillers du SCFP possèdent un grand savoir, de l’expérience et un engagement envers l’amélioration du sort des travailleurs. Ce sont des professionnels compétents en matière de communications et de syndicalisation; ils sont là pour plaider en votre faveur au sein du syndicat comme auprès du gouvernement et des autres instances.

 

Nous sommes répartis partout au Canada. Le SCFP offrira-t-il des conseillers à tous nos bureaux ?

Nous mettrons des conseillers à la disposition de chaque base pour tout ce qui touche aux affaires locales dans lesquelles vous avez besoin de notre assistance, comme les griefs locaux, les arbitrages, les dossiers d’indemnisation des accidentés du travail, les assemblées syndicales, les réunions disciplinaires, etc. On vous affectera aussi un conseiller national pour les dossiers d’ordre national, comme les griefs de principe et les arbitrages en lien avec la convention collective ou encore les relations patronales-syndicales. Vos dirigeants élus auront droit à une formation du SCFP. Enfin, le SCFP dispose de conseillers experts en matière de santé-sécurité et de recherche; ces personnes peuvent venir appuyer les travaux de vos dirigeants et de leurs conseillers.

 

Aurons-nous droit à l’équité salariale ?

La loi exige, lorsqu’un groupe se syndicalise, qu’on réexamine son programme d’équité salariale. L’employeur est obligé de mettre sur pied un comité mixte (patronal-syndical) sur l’équité salariale; le syndicat choisit ses représentants à ce comité et l’employeur choisit les siens. Le SCFP affectera un expert en équité salariale à votre section pour aider le comité syndical à faire en sorte que tous les employés soient traités équitablement.

 

Le changement de représentation nous fera-t-il perdre notre convention collective actuelle, comme notre participation aux bénéfices ?

La loi impose un gel sur toutes vos conditions de travail, y compris les politiques de l’entreprise et les avantages sociaux comme la participation aux bénéfices. Nos chercheurs juridiques et financiers vous aideront à avoir accès aux données financières de l’entreprise dont vous avez besoin pour vous assurer de recevoir votre dû.

 

La syndicalisation ne risque-t-elle pas de nuire aux bénéfices de l’entreprise et, du même coup, à nos actions ?

Pas du tout ! Même que, avec de bonnes relations patronales-syndicales, le syndicat est capable d’aider l’entreprise à prospérer, parce que pour réussir, une entreprise a besoin d’une main-d’œuvre heureuse et en santé. Notre boulot, comme syndicat, est de faire en sorte que les personnes qui rendent l’entreprise rentable – les travailleurs comme vous – sont rémunérées et traitées équitablement, pour que l’entreprise puisse continuer à croître et à prospérer.

 

Je suis membre d’équipage chez WestJet Encore. Est-ce que je peux signer une carte pour devenir membre du SCFP ?


Oui ! Tous les membres d’équipage WestJet sont les bienvenus au SCFP. 

 

Pourquoi ne pas simplement attendre de voir ce qui va arriver avec les pilotes avant de prendre une décision ?

Parce que chaque jour d’attente pourrait nuire aux équipages de WestJet. En outre, il est toujours préférable de négocier en même temps pour faire preuve de solidarité avec les pilotes. Dès que le SCFP dépose sa demande d’accréditation, la loi impose un gel sur les conditions de travail et les avantages sociaux des membres d’équipage de WestJet. Autrement dit, l’employeur ne peut plus les modifier.

 

Les syndicats, ça ne fait pas juste protéger les paresseux ?

Le syndicat a le devoir de protéger tous les employés de l’unité de négociation. Tous les syndiqués ont le droit d’être protégés contre un traitement arbitraire ou discriminatoire.

 

Le SCFP, c’est avantageux pour vous

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Au cours des prochains mois, les agents de bord de WestJet auront une décision importante à prendre : se syndiquer pour mieux se faire entendre ou opter pour le statu quo.

Or, être membre du SCFP, c’est avantageux ? Voyons ce que le SCFP a négocié pour les agents de bord d’Air Canada et d’Air Transat.

Un meilleur salaire que les non-syndiqués

  • Chez Air Canada, un agent de bord nouvellement embauché gagne 85 cents de plus l’heure que le salaire de départ offert aux agents de bord de WestJet. Chez Air Transat, c’est 1,99 dollar de plus l’heure.
  • Après dix ans de service, cet écart atteint 7,40 dollars l’heure par rapport à Air Canada et 5,56 dollars l’heure par rapport à Air Transat.

Un meilleur salaire que le SABC

  • Pour atteindre le sommet de son échelle salariale, un agent de bord de Jazz qui est membre du Syndicat des agents de bord du Canada (SABC) doit travailler 30 pour cent plus longtemps — 80 pour cent s’il a été embauché après le premier juillet 2015 — qu’un agent de bord d’Air Canada ou d’Air Transat.
  • Après dix ans de service, un agent de bord d’Air Canada gagne jusqu’à 11,03 dollars de plus l’heure qu’un agent de bord de Jazz. Entre Air Transat et Jazz, l’écart est de 9,19 dollars l’heure.
  • Le SCFP a aussi obtenu un salaire nettement plus élevé pour les agents de bord qui occupent la fonction de chef de cabine : jusqu’à 33,20 dollars de plus l’heure que chez WestJet et jusqu’à 42,92 dollars de plus que chez Jazz.

Une meilleure sécurité financière à la retraite

  • Les agents de bord d’Air Canada représentés par le SCFP bénéficient d’un régime de retraite à prestations déterminées, le régime de retraite le plus sécuritaire et le plus prévisible au Canada. Les agents de bord d’Air Canada peuvent s’y fier.

De meilleures protections en matière de santé-sécurité au travail

  • Un des huit experts en santé-sécurité au travail du SCFP est spécialisé en santé-sécurité à bord des avions.
  • Le SCFP participe activement aux travaux des comités gouvernementaux qui déterminent la réglementation en matière de santé-sécurité dans les milieux de travail de nos membres. Cette implication de longue date nous permet notamment d’exprimer les préoccupations des agents de bord et de faire modifier la réglementation afin de mieux protéger la santé et la sécurité au travail de nos membres.

Indemnité pour chaussures

  • Les chaussures des agents de bord font partie de l’uniforme obligatoire. Le SCFP a négocié une indemnité pour achat de chaussures équivalente à 137,50 dollars par année pour ses membres à l’emploi de sept des huit compagnies aériennes qu’il représente.

Sécurité aérienne : un pas de plus vers un ratio sécuritaire d’un agent de bord pour 40 passagers

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Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) se réjouit de la recommandation récente du Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes demandant au gouvernement fédéral une révision du rapport actuel de 1 agent de bord par 50 passagers et s’attend à ce que le gouvernement agisse rapidement en ce sens.

Ce rapport fait suite aux audiences tenues d’avril à juin 2017 sur la sécurité du système d’aviation civile canadien. Le SCFP est heureux de constater que ses recommandations, présentées lors de l’audience du 6 avril, ont trouvé écho parmi les députés membres du comité.

Lors de la dernière campagne électorale fédérale, le Parti libéral a condamné les décisions du gouvernement conservateur précédent en matière de sécurité aérienne et a pris l’engagement « de prendre des décisions éclairées fondées sur des preuves et des données » et que « la sécurité de tous les Canadiens sera en tête de liste de nos priorités. » Le SCFP s’attend donc à une réponse positive du gouvernement et qu’il appuie l’adoption de ce rapport en Chambre afin que la révision du ratio s’amorce rapidement pour rétablir un niveau de sécurité aérienne adéquat pour les passagers et pour l’équipage.

« Nous avons confiance que le gouvernement libéral entamera rapidement un processus de révision du ratio et qu’il respectera sa promesse de mener des consultations appropriées auprès des intervenants et experts, tout en faisant de la sécurité de tous les Canadiens une priorité », a déclaré Mark Brancelj, président de la Division du transport aérien du SCFP.

Le SCFP, qui représente plus de 10 000 agents de bord employés au sein de neuf compagnies aériennes, a expliqué aux parlementaires que le changement dans le rapport entre le nombre d’agents de bord et le nombre de passagers expose les transporteurs aériens et les passagers à des risques beaucoup plus grands, et ce, pour de simples économies de coûts.

Lors des audiences, le président du Comité de la santé et sécurité de la Division aérienne du SCFP, Jordan Bray-Stone, a entre autres fait valoir que lorsque des sorties de secours sont laissées sans surveillance, faute d’agents de bord en nombre suffisant, ce sont les passagers qui en deviennent responsables. Ces passagers ne sont tout pas mentalement prêts et ils n’ont pas la formation voulue pour s’occuper d’une issue de secours en cas d’urgence. Cela constitue un risque inutile et inacceptable pour les passagers et pour les membres de l’équipage.

Le SCFP tient à souligner le travail du Nouveau Parti démocratique, qui, dans un rapport complémentaire, a pris fermement position en faveur du rétablissement du ratio 1:40 pour les agents de bord. Le NPDconclut à juste titre que le ratio actuel « est nettement insuffisant pour assurer la pleine sécurité des passagers en cas de turbulences, de décompression de la cabine, d’incendies à bord ou d’évacuation d’urgence. »

« Considérant les études déjà existantes, nous espérons que le gouvernement réinstaurera le ratio 1:40 dans les plus brefs délais. Il s’agit d’un ratio éprouvé en matière de sécurité, » a conclu M. Brancelj.

Les récentes modifications au Code canadien du travail faciliteront la syndicalisation

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Le projet de loi C-4, qui rétablit l’ancienne procédure d’accréditation (vérification des cartes) dans le Code canadien du travail, a maintenant force de loi

Cette loi ajoute au Code une disposition selon laquelle le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) accrédite un syndicat comme agent de négociation d’une unité de négociation si ce syndicat peut démontrer que la majorité des employés de l’unité en sont devenus membres. Autrement dit, le syndicat peut obtenir son accréditation d’agent de négociation sans qu’un vote soit tenu, à condition de faire la preuve au CCRI que la majorité des employés de l’unité proposée ont exprimé le souhait d’y adhérer.

Auparavant, la tenue d’un vote était obligatoire, peu importe le pourcentage d’employés de l’unité que le syndicat demandeur a réussi à recruter. L’imposition d’un vote entraînait souvent d’importants délais, surtout lorsque le vote doit être tenu de façon électronique. Un employeur peu scrupuleux pouvait en effet profiter de ce délai pour tenter de dissuader, subtilement ou non, ses employés d’exercer leur droit démocratique de se syndiquer.

Un message du président national du SCFP, Mark Hancock

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Le SCFP est le syndicat des agents de bord canadiens. Nous améliorons le sort des agents de bord, aux quatre coins du pays, depuis 1986. Le SCFP est fier de représenter aujourd’hui plus de 11 500 agents de bord au Canada.

Et rien ne nous ferait plus plaisir que de vous faire profiter de notre expérience et de notre expertise.

Nous savons bien que les gens de WestJet ont quelque chose d’unique et qu’il est important pour vous de conserver la culture WestJet qui distingue tant votre entreprise.

Cela dit, nous savons aussi que bon nombre de membres d’équipage de WestJet s’inquiètent de leurs conditions de travail. Nous comprenons votre frustration devant l’absence de représentation efficace auprès de la direction au moment où vous en avez le plus besoin.

Et nous sommes emballés par l’idée de vous aider à gagner plus d’influence sur votre travail. Nous voulons vous aider à rendre vos horaires et votre rémunération plus équitables. Nous pouvons vous aider à rendre votre emploi encore meilleur.

Comme vous allez le voir, notre mission, au SCFP, n’est pas de devenir votre voix, mais d’amplifier votre voix. Notre mission consistera à vous fournir les outils et les ressources nécessaires pour obtenir le contrat de travail et le traitement équitable que vous méritez.

Nous sommes le plus grand syndicat au Canada; nous comptons 650 000 membres à l’échelle du pays. Cet avantage, aucun autre syndicat ne peut l’égaler.

Vous, membres d’équipage de WestJet, êtes prêts à amplifier votre voix au travail. Et le SCFP est prêt à vous épauler pour que vous y arriviez.

En toute solidarité,

Le président national du SCFP

 

Mark Hancock

Bienvenue aux agents de bord de WestJet !

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Vous méritez d’être soutenus par un syndicat national possédant les ressources et l’expertise pour assurer que votre employeur vous respecte au travail.

Le SCFP est le syndicat des agents de bord au Canada avec plus de 11 500 membres dans le secteur du transport aérien.

Pour signer une carte d’adhésion au SCFP, cliquez ici.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à westjet@scfp.ca, composez le 1-844-437-1822 ou contactez un organisateur :

TORONTO: Daniella Scarpeli, (416) 458-0588, dscarpelli@cupe.ca

CALGARY: Patrick Barbosa, (250) 618-9961, pbarbosa@cupe.ca

VANCOUVER: David Fleming, (778) 928-7542, dfleming@cupe.ca

MONTRÉAL: Sophie Cunningham, (514) 236-0175, scunningham@scfp.ca